lundi 9 juin 2014

bairro português e italiano

 Un festival portugais : peut-être, me suis-je dit, est-ce  une subliminale  invitation  à retourner , pour un  court  moment à tout le moins,  dans ce beau pays qu'est le   Portugal .   La communauté portugaise de Montréal s'était rassemblée, en ce dimanche,  devant l'église et le centre communautaire du quartier,  crêtée   dans ses  habits propres de sortie ou de  fête.     Tous et toutes posaient fièrement   en robes longues, en robes de communiantes ou en costumes du pays.  L''important c'était d'être de la fête.





Quelques-uns ou quelques-unes se regroupaient devant le centre communautaire pour se raconter, j'imagine, des ragots ou  se chuchoter les dernières rumeurs  avant de prendre part à la  vraie fiesta português...




Simplement,  sans se faire prier , avec cette amabilité et ce  sourire qui caractérisent les portugais qu'il soit d'ici ou du Portugal , ils et elles ont accepté   avec  un plaisir évident de se faire tirer le portrait .  Et  souvent  d'ajouter, l'air entendu,  des explications comme , par exemple, que cette couronne de la vierge surmontée d'une colombe  était une tradition et qu'elle  venait tout juste d'être bénie à l'église




 

ou que ces magnifiques costumes,  faits main,  provenaient  du nord du Portugal et, plus particulièrement,  de la région de Viana do Castelo dont  les costumes folkloriques superbement brodés se démarquent de  ceux plus ternes du  sud du Portugal.

 http://folkcostume.blogspot.ca/2013/04/costume-de-lavradeira-viana-do-castelo.html

Que dire de ce costume-ci et surtout de celui qui le porte.
du genre  à  se laisser aller à faire  des confidences à la portugaise ou à la  québécois, c'est selon,  tout près collés,  sur un des bancs  du Parc du Portugal.


...
Le quartier portugais c'est aussi, cela va de soi, des restos et des pâtisseries..... dont



celle-ci qui  porte un nom qui  n'a  rien, mais  absolument rien de  portugais puisqu'elle s'est québéquianisée mais  qui vend des natas:  traditionnelles, à la noix de coco, aux abricots.......     des natas de montreale pour tous les goûts
 
C'est à se demander parfois pourquoi on sent tant le  besoin d'aller si loin et de  payer si cher quand on a un coin du  Portugal juste là ,  à portée de main et d'estomac.  Mais quand le vent de l'aventure et du voyage souffle.....que  l'appel de l'étranger se fait entendre.....

Alors, pendant qu'au sud,  près de Rachel , on priait et chantait  à la portugaise, plus au nord dans la p'tite Italie ,on vénérait  publiquement et religieusement  St-Antoine de Padoue dont on suivait  la statue  en cantiquant autour de l'église  que les gens du quartier appellent l'église de Dante... Cherchant peut-être  le chemin de la foi  et de la Vérité..... 

Une vérité, en tout cas, c'est que le nom de  l'église  est Notre-Dame de la défense.  Dante étant le nom de la rue sur laquelle elle ouvre ses portes. 




Quand on sait que  Dante était un  hérétique reconnu et un révolutionnaire...Et que  l'église possède   une fresque représentant Benito Mussolini.... se carrant sur son cheval... sous les regards attendris et approbateurs du   pape et de Jésus. Il y a de quoi chercher sa voie.

 
Passer aussi rapidement du Portugal à l'Italie avec ce que ça implique de   décalage de quartier et de rue, donne un peu  le tournis......
D'autant que les noms de rues, tout au long du trajet, comme bien souvent  ceux des restaurants, sont  pour le moins surprenants voire déconcertants.

 
On peut dire  que  portugaise,  italienne ou  québécoise  l'imagination n'a pas de limite.

Après plusieurs heures de marche active,  j'ai pris un b-line   vers chez moi.      Sous l'oeil vertement mystérieux et félin de

A proxima top cat cor bonita












dimanche 8 juin 2014

vroum vroum ....

 vroum les moteurs:  de mon balcon, on les entend ...... vroum vroumer  parce que, même si on dit que les moteurs sont moins bruyants,    du bruit ils en font....  sur  comme autour de la piste.  Dans les journaux,  dans  les nouvelles, chez les fans...  Faut bien essayer de mettre le Grand prix un  peu à la portée du petit peuple.   Car la course du  Grand Prix, ben voyons donc, c 'est pas parce qu'on est pauvre  qu'on est  fou,  c'est  surtout pour ceux qui ont de l'argent à jeter par la fenêtre de leur auto...... et aussi pour tous ceux  et celles qui  gagnent  quelque chose à y être et à y paraître.   C'est donc pas seulement  des  formules 1 qui couraient ce  week end.....c'était  aussi ben du monde. Les gradins étaient  remplis de gratin et d'amateurs  qui se faisaient dorer  la couenne en suivant les courses.....mais aussi en se faisant  voir...tout en s'en mettant  plein la vue.

Contrairement aux pistes de courses miniatures pour les enfants,  à la piste Gilles Villeneuve, y a rien de miniature; tout y  était fait  en  grande :  y avait rien de trop beau pour le jet set et les grands de ce  monde.   Faisons comme si nous en étions et parlons chars genre formule 1 comme si on y  connaissait quelque chose et non que dalle.

 Voici la Mercedes AMG  qui, en épreuves de  qualification, a  raflé les deux premières places



Ca ca c'est de la formule gagnante  mon ami .... Ca ride  tellement vite,  que si on est trop éméché, et qu'on fait pas attention, on voit rien passer. 

La Ferrari , comme l'est  économiquement son pays d'origine,  a été  en perte de  vitesse.





 vroum vroum  t'as l'air pas mal fine  toi qui te prenais pour la regina de corsa de dire la  Mercedes..  Vroum vroum toi même de répondre la Ferrari:   mon vroum est aussi  puissant que le tien, je suis peut être pas la regina, pour l'instant,  mais j'ai du coffre et de la roue  en maudit..   Ce n'est que course remise. 

C'est connu que là où il y a de l'argent, il y a de l'homme.   Et que là où il y a de l'homme,  il  y a de la femme.  Des coureuses  cherchait désespérément la formule magique  pour attirer  l'attention des mâles qui faisaient semblant de n'avoir d'yeux que pour les formules 1.

 Les FEMEN en ont profité pour montrer publiquement leur message.
 Les Femen se montrent au Festival du Grand Prix

La p tite italie, ne voulant  pas être en reste,  s'était mise en frais de  participer, à sa manière, aux célébrations  du Grand Prix.  Elle avait sorti ses tables, ses vendeurs dans la rue et surtout  ses vieux chars.... qui étaient loin d'être des minounes... La  vieillesse   parfois, a son charme et rend les choses plus attirantes.  Ça s'appelle  la mode vintage..



 Même en vieux char vaut mieux  pas prendre  de chance et mettre le bon dieu de son bord, tout près du tableau de bord.

ou essayer de  tromper la mort en la regardant bien en face


Certains sont  comme leur char, ils  sont loin d'avoir un p tit ego

Les chars étaient trop vieux pour sentir le cuir mais il flottait, tout de même,  dans l'air  chaud et humide comme un  odeur de  testostérone.

Un peu comme celle qui a flotté toute la fin de semaine sur la piste Gilles Villeneuve.

Voici en chair et en os (quelle chair et quels os) le gagnant des épreuves de qualifications d'hier....... Niko Rosberg  29 ans..   qui outre la victoire,  a beaucoup sinon tout  pour lui :  la jeunesse, la richesse, la beauté,  même le costume..... N'a qu'à sortir de son char de course pour soulever les passions  démesurées et incontrôlables.

 


Et pis ce "pauvre" petit Lewis Hamilton  qui est  arrivé second et qui se gratte la tête se demandant comment il va faire pour passer au travers  de pareille déconfiture coursière.


Être si chèrement  payés  pour courir après sa queue et se faire courir après.
 Mets en qui font pitié et qu'ils méritent un prix de consolation. 





vendredi 6 juin 2014

Plateau pas platonique

pour cinq cennes ou deux (faute de  cennes noires)..... Le Plateau grouillant,encore une fois,  d'une vie qui se propageait à une vitesse plateaunienne  dans toutes les rues, dans toutes les maisons..et, pour la fin de semaine,  sur la rue Mont Royal.   Tout le monde se faisait voir aujourd'hui: les branchés, les vendeurs,  les ticounes comme moi, les enfants, les chiens... et tutti quanti
Les fleurs  se  trémoussaient de plaisir  dans leurs  quécannes ou sur le bord des maisons


Oublie surtout pas  ton porte-feuille, ma vieille, car  on s'en va  magasiner: les ventes de trottoirs sont arrivées sur  le Plateau.

Les trottoirs n'étaient pas à vendre, mais tout  le reste l'était.  Et il y en avait pour tous les goûts d'humains ou de chiens .   Parce  le Plateau a  du chien madame, le Plateau a du chien.
De faux athlètes se faisaient aller la pédale pour  tenter de vendre aux passants du conditionnement physique, comme si la condition physique s'achetait.  Un p'tit rabais de groupe  avec ça.


les restos et les bars rivalisaient inutilement    entre eux  car  le commun des mortel était bien plus intéressé par les marchandises et les pédaleux que par la bouffe et l'alcool.
Des tabourets  à l'allure pas mal déluré faisaient le pied de grue devant des clients qui ne les remarquaient même pas.
C'est pas parce qu'on a son p'tit côté  matérialiste qu'on ne peut pas, une fois  de temps en temps,  s'élever au-dessus de sa vulgaire  condition d'humain capitaliste. Car on  a aussi du coeur,  de l'esprit et des lettres. Je vous en passe un papier ou un carton.  Alors  aujourd'hui, c'était aussi, le  jour pavé poésie du Plateau.  
Un pavé d'émotions dans la marre de monde.  La bouffe, la guenille  et le reste c'est bien beau mais ce qu'il y a encore de plus beau, ce sont les sentiments.... Alors essayons d'exprimer un peu notre vécu et notre senti .. avec ce qu'on a sous la main...ou le sur le coeur.
Ici ce sont des bouts de phrases.    Pour ceux qui n'ont pas peur des mots  choisis d'avance....
oui, oui j'ai compris:  mon liquide intérieur est très, très  tendre...  Tellement tendre  que parfois je me sens dégouliner comme un horloge dans une toile de  Dali.

J'écoute..... j'écoute...mais j'suis pas certaine de bien entendre.... Peut-être suis-je devenue un peu dure de la feuille en prenant de l'âge, alors j'ai  plutôt choisi de suivre les traces  qu'il m'avait,  par exprès j'en suis certaine, laissées dans le ciment.


qui m'ont conduite jusqu'à son bien gentil et touchant poème
Je pense à ces après-midi d'été
puis d'automne, puis d'hiver
et de printemps et encore d'été
gisant nus ......
dans l'effluvienne sueur de nos corps..


 j'y pense  ... j'y pense....  itou...  j'y pense.. pas mal   ..   j'y pense ....moi non plus







mercredi 4 juin 2014

going to the market

mon p'tit panier sous mon bras..... et dans le p'tit panier,  il va de soi, mon appareil photo.

Les deux plus grands markets de Montréal.... Le marché Atwater (dans mon jeune âge éloigné, le marché St-Antoine) et le marché Jean-Talon de la p'tite Italie.

Le  marché Jean-Talon qui , avant 1933, était  le marché du nord.  Plus nord que ça tu meurs puisque c'est l'un des plus gros marchés d'Amérique du nord  et qui plus est,  ouvert été comme hiver (évidemment sous couvert durant l'hiver). Le marché Jean-Talon c'est pas juste  un marché d'ailleurs, c'est aussi un village, celui de la p'tite Italie.  Avec plein de restos, de boutiques qui gravitent italiennement  tout  autour.
Des légumes, il  y en a, même en semaine, plein les étalages.... imaginez ce que c'est les fins de semaine et ce que ce  sera, lorsque les jardins du Québec auront rendus leurs légumes si, évidemment,  la belle saison leur  en donne la  chance.
 Il faut s'en mettre plein la vue et faire des réserves  pour les longs mois d'hiver...

Ici  les ananas  s'offrent non pas au plus offrant mais au prix du marché
Là ce sont les melons d'eau qui s'exhibent et montrent même leur intérieur. Gentil melon rosé dis-moi qui est le plus beau: le melon d'eau ou le melon brodé ou le melon au miel?
Les tomates, fraîchement shinées,  rougissant de plaisir juste à nous voir..  cordées bien sagement comme tomates en image
A faire mentir l'expression:  c'est pas des prunes.  C'en sont et ne se gênent pas pour s'afficher et se faire goûter.  Y a vraiment  pas de honte, ici,  à faire la prune.
 Des piments, de patates, des asperges en veux-tu, en v'la  et bien d'autres choses, madame Chose


et des fleurs, des fleurs, pour manger,pour regarder, pour décorer,  pour le plaisir.....



Un violoncelliste  planté  dans le décor pour  distraire la marchandise aussi bien que les marchands.
Une oie qui , tout comme moi, se demande sérieusement ce qu'elle peut bien faire là.

 On peut pas  aller au marché Jean-Talon sans faire le tour de  ses boucheries,  poissonneries,   fromageries (où on trouve plusieurs des 400 fromages québécois...).




On ne peut  surtout pas ne pas sans s'arrêter, en route,  pour prendre un café bien corsé sur la terrasse du populaire caffé Italia  situé ,tout près, sur la rue Saint-Laurent.  Les italiens habituellement parkés aux tables, s'étaient, aujourd'hui, agglutinés au comptoir, hypnotisés par le match de tennis qui se déroulait à la tv.

Coming from the market, mon p'tit panier sous mon bras.  Full de couleurs dans les yeux et d'odeurs dans les narines.     Sur le trottoir un message  que j'ai pris un peu personnel.
celui qui l'écrit, c'est celui qui l'est......  tiens toé

dimanche 1 juin 2014

un p'tit tour puis s'en vont

Un p'tit tour dans le bois ou un grand tour de l'île.....  de Montréal.
Ca pédale en masse dans la métropole en fin de semaine:  30,000 paires de jambes multipliées par 2 (jambes évidemment)  ca fait tout de même 60,000 coups de pédale et ce,  pendant des heures.... ca en fait du pédalage  et du millage.
Et oui, aujourd'hui c'était le tour de l'île tant attendu des cyclistes.  Hier c'était le tour de nuit:
toute la chibagne y était.... les momans, les popas, les enfants qui pédalaient dans le vide.... et les autres.....même des chiens accrochés au bike... (quelle vie de chien).... Y avait rien pour arrêter les pédaleurs et les pédaleuses surtout pas le temps qui était au beau fixe.
Aujourd'hui non plus, y avait rien pour les arrêter.....   le trajet du plus grand des tours:  130 kilomètres..... faut avoir le gras des jambes pas mal développé.... et la motivation à  high;  mais  un vélomaniaque  c'est un maniaque qui ,par définition, n'a pas vraiment de frein mental.
 
Le tour de l'île c'est toujours le coup d'envoi estival.   Quand les bixis s'offrent à tout venant et toute venante  au coin des rues, quand les cyclistes vous engueulent lorsque vous traversez , qu'ils envahissent les rues comme si le monde leur appartenait, c'est que l'été est vraiment arrivé.   Pédalez, pédalez tout le monde: il en restera bien quelque chose, à tout le moins, une bonne fatigue.