Ce matin , aux abords de ma fenêtre, un pic bois dont le bruit assez percutant a attiré mon attention. Pic , pic pic faisait- il sans se soucier pour une miette de ma présence. . Je me suis donc arrêtée, intriguée, pour l'observer de près: pic pic pic continua-t-il de faire avec acharnement. Allo le pic bois que je lui ai dit. Tu piques quoi au juste.. il n'y a pas de bois par ici: pic pic pic.. se contenta-t-il me répondre.
Piquant du même coup ma curiosité déjà pas mal émoustillée , j'ai cherché après son départ à comprendre ce à quoi mon nouvel ami ailé s'affairait si diligemment.
Pour finalement découvrir que c'était grâce à son architecture cranienne inusitée qu'il pouvait se permettre d'ainsi tambouriner frénétiquement sans se donner de vilains maux de tête ou de commotion cérébrale.
Le pic bois possède un morphologie cranienne assez surprenante dont d'ailleurs s'inspirent les chercheurs quand ils essaient de trouver des façons de minimiser l'impact des coups sur la tête des êtres humains pour tenter d' améliorer, par exemple, les casques protecteurs.
L'oiseau piqueur possède un os hyoïde qui fait tout le tour de sa tête , lui permettant d' absorbe 97% des chocs provoqués. Il est aussi doté d'un cerveau ultracompact, de muscles cervivaux hypertrophiés qui lui servent d'amortisseurs. Autrement dit, il a la tête pas mal dure et le crane et stucturée afin que l'impact de ses incessants et violents coups de becs soient pratiquement nuls, ceux-ci pouvant aller jusqu'à 20 par seconde , parfois même jusqu'à 12,000 par jour. Il possède, également, une 3ème paupière qui lui sert de visière protectrice contre les éclaboussures de bois.
Il tambourinne , tambourinne à qui mieux mieux, et frappe à grands coups de bec bruyants les arbres et le bois testant leur sonorité qui lui permet de voir s'ils abritent des larves ou tout autre insecte. Il picosse aussi pour marquer son teritoire et pour attirer demoiselle pic bois... Il peut même pic piquer pour le seul plaisir d'entendre un son qui lui plait. Autrement dit ,le pic-bois prend pas mal de plaisir à son jeu de picage, ce qui est déjà pas rien.
Disposant d' amplement de temps depuis que je suis retraitée, j'ai donc pris le temps de m'arrêter et d'observer le manège du pic bois qui se déroulait près de ma fenêtre et pour l'écouter... Une acitivité des plus zennement relaxante et reposante.
Ce qui , depuis, me fait dire à ceux qui me demande à quoi j'occupe mon temps...... j'écoute et je regarde le pic bois. Autrement dit j'apprends à observer la vie, et à apprécier le spectacle que la nature me donne si généreusement..
Ma vie est maintenant, dans un sens, une silencieuse et longue observation de pic bois
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