Les oies sauvages (bernaches) étaient ,cette semaine, de retour pour le plus grand bonheur des québécois. Autant leur départ, à l'automne, nous met le vague à l'ame et nous rend nostalgiques face à un temps chaud qui , avec les oies, s'envole presque à tire d'aile.
Les oies blanches nous quittent , donc, vers le sud à l'automne pour refaire le trajet en sens inverse au printemps Si une hirondelle ne fait pas le pritemps, sans équivoque, les oies blanches le font (le printemps).Au cours de leur long périple de plus de 8,000 kilomètres elle s'arrêtent ,en foule ,notamment au Cap St Ignace, village de ma naissance.
Suivant religieusement l'oie conductrice qui est, par intemittence, remplacée et qui montre le trajet à ses consoeurs, elles partent vers le sud.... à l'est vers la Louisiane et le Texas à l'ouest, vers la Californie et le Mexique. S'étant jurées, cette fois-ci, de se rendre jusqu'au Mexique l'an prochain afin d'éviter les affres imprévisbles américaines susceptibles de les mettre en danger. Futées contrairement à leur réputation, elles n'ont en effet vraiment rien de la naiveté que parfois on leur prête
Le retour des oies blanches que l'on observe dans les cieux de notre province, est bien plus qu'un simple déplacement, il est aussi le symbole d'une vie qui renaît, de l'arrivée des beaux jours tant attendus et la fin d'un long hiver . Le retour des oies blanches c'est un soupcon d'espoir heureux sur fond d'un monde totalement en déroute.










