Kala n'en revient pas de vivre ses premières Pâques de facon consciente puisque l'an passé, ll n'avait que 3 mois et ne sortait partiquement pas.. Il me semble surpris et complètement transporté et n'en finit pas de sentir , de renifler les odeurs printanières lors de nos promenades journalières. Et je te sniffe les feuilles et je te sniffe les buissons, et je te sniffe la terre et tous les pipis laissés par d'autres de son espèce sur la route. Quand ce n'est pas le plaisir qu'il prend à labourer les terrains avec ses pattes arrières. Kala s'en donne donc à coeur joie ou à coeur de chien excité.
Les promenades se font de plus en plus longues, les rues s'étant déglacées sous l'effet de la chaleur et la température se faisant plus clémente.... Autrement dit, Pâques pour Kala , c'est l'arrivée d'un temps nouveau . Parfois il s'arrête soudainement et tend l'oreille pour écouter le piaillement de oiseaux qui, depuis quelques jours, sont joyeusement sortis de leur cachette ou tout simplement pour regarder les gens qui passent. Parfois , il essaie , le coquin, de déjouer mon attention et d'engouffrer quelque cochonnerie qui était jusque là, enfouie sous la glace ou la neige. Parce que Kala ,comme tous les chiens, est un fouille- merde. et il a de quoi fouiller puisque de la merde, il y en a.
Lorsque j'ouvre la porte et qu'il part à vitesse grand chien, ses grandes oreilles de shi tzu flottant au vent, je me dis qu'en l'observant de si près, j'apprends, à travers lui, à vivre à son quotidien, à son rythme et à profiter du temps qui passe trop vite. Kala n'est pas fait en chocolat mais il est , à sa facon, mon cadeau existentiel , mon cadeau printanier, mon cadeau de Pâques.









