lundi 21 avril 2014

le zoo.....de Calgary

Le zoo humain c'est nous autres pauvres personnes coincées  dans notre plat quotidien. Le zoo animal ce sont  les pauvres bêtes enfermées dans un enclos   pour que nous puissions, de visu,  constater qu'elles existent pour de vrai et non pas juste dans les livres ou dans les films. J'ai, aujourd'hui, fait partie des nombreux bipèdes humains  qui leur a rendu une petite visite pascale.

La journée avait commencé sur une note angélique,  réveillée vers 10 heures  par les cloches qui, downtown Calgary,  nous sonnaient en chœur  l'ode à la joie.  M'approchant de la fenêtre pour mieux les  entendre, j'ai aperçu, encore une fois,  mon oie favorite qui, confortablement couchée dans une flaque d'eau, appréciait en mélomane un peu oisive,  le concert  matinal que nous donnaient les cloches.  Joyeuses Pâques Rebella!

C'est donc sur un air d'aller un tantinet musical que nous avons pris la direction du zoo  de Calgary qui a fini par ouvrir ses portes après plus de l0 mois de réclusion, soit depuis les inondations de l'année dernière.  Nous avons  rendu une visite à nos amis, les animaux,  nous demandant par moment qui, des animaux ou de nous,  étaient spectateurs des autres.  

A l'entrée: un accueil de circonstance


ouvrant la voie à  une allée bordée d'animaux métalliques



Enfin les  vrais animaux,  en chair et en os, ici en chair et  en plumes












suivi, un peu plus loin d'animaux   en chair et peau de chèvre. Qui nous observaient parfois du coin de l'œil.   De toute évidence nullement  impressionnés ou dérangés par le défilé  des nombreux visiteurs.



Celui-ci tout de plumes vêtu, attendait la nuit pour sortir de son sommeil.

Cet autre avait le  profil  et le pelage familiers mais se cachait à ma vue.  J'ai eu beau user d'imagination pour tenter d' attirer son attention, que nenni.  Il m'a donc fallu me contenter d'un bout de son  magnifique pelage blanc.  Voici donc un compatriote rébarbatif  avec queue mais sans tête.

Le bison, beaucoup plus conciliant, ne s'est, lui, nullement formalisé que je lui tire son portrait.

L'ours non plus, trop occupé qu'il était   à savourer son repas du midi.


Le chat des montagnes,  l'irascible et hargneux cougar qui ne semblait pas priser   pantoute toute cette  activité qui se déroulait autour de son territoire.  Et qui, irrité,   le faisait clairement voir et entendre en  grognant et  en marchant  nerveusement  de long et en large comme un cougar en cage. 
Les charismatiques girafes, bien au-dessus de leurs affaires, n'en faisaient pas, elles,  tout un plat et se contentaient de regarder le spectacle de haut.


Pendant que les hippopotames,  rêvaient  tout évachés, de marais et de cieux plus chauds.



Les zèbres eux, s'affichaient calmement à tout venant dans leur élégant habit zébré.
 Une rencontre imprévue avec une proche parente  de Rebella qui, par hasard, mais surtout par intérêt, flânait dans le coin
 Des  tigres se prélassant l'un au soleil, l'autre sous son ombre, sans se soucier ni d'Eve ni d'Adam, encore moins  du regard des  curieux


Un gros merci aux animaux  du zoo de Calgary qui ont si généreusement accepté de nous recevoir  et gentiment toléré notre présence par cette belle journée pascale.

mercredi 16 avril 2014

vol de cloche



Oû est passée Marie-Antoinette?  je ne parle pas de la célèbre reine de France qui, la pauvre,  a perdu subitement la tète et est  passée à l'histoire  Je parle de l'autre  Marie-Antoinette,  celle qui fait  les nouvelles depuis quelques jours: Marie-Antoinette la cloche de Batoche. Qui, de toute évidence raffole, comme moi,   des voyages mais qui, contrairement à moi cependant,  adore  s'entourer de mystère.  Ainsi  alors que tout le monde la cherche partout dans les villages et dans les églises, elle s'est   secrètement volatilisée ou plutôt religieusement envolée vers Rome.  

Je l'ai  surprise,avant-hier, en plein vol. A peine ais-je eu  le temps de la  prévenir tellement elle filait à vive allure: "Tu  me sembles  égarée la cloche de Batoche.. Tous les chemins mènent à Rome,  mais avec celui que tu as choisi  tu n' arriveras jamais  à temps pour le jeudi saint.  Je comprends que tu aies pu  perdre  le droit chemin avec tout ce que t'est arrivé mais, foi de harfang, je te conseille de  virer de bord au plus sacrant et de prendre un b-line  vers l'est. " Ne faisant ni un ni deux ,  en bonne cloche moderne qu'elle est, elle a révolutionné son petit moteur,   rapidement changé de direction  et effectué le plus beau virage en U que j'ai jamais vu d'histoire de harfang.   Ne  la cherchez donc  plus en ce pays car elle n'est plus parmi nous: elle  a pris le chemin des  cloches et   ne sera de retour que le jour de Pâques si, bien entendu, elle ne s'accroche pas le grelot quelque part et si elle ne se fait pas trop sonner les cloches.


La voici telle qu'immortalisée  du temps de sa courte apparition publique.  Elle a, bien sûr, depuis, pris  un p'tit coup de vieux,   mais,  je vous assure qu' elle n'a rien perdu de son tonus musical. Elle a, malgré l'âge,  le battant pas mal  alerte et su prendre  le virage chaplinien des temps modernes. Y a pas un chrétien qui serait capable de l'empêcher de rejoindre les autres membres de sa confrérie sur la place St-Pierre. Malgré sa petite taille,  c'est certain qu'elle fera belle figure parmi toutes les  grandes cloches de ce monde qui, bien souvent,  n'ont de grand que leur esprit de clocher
.

Pendant que nous tenterons, à notre manière peu ou pas catholique pantoute de  faire pénitence,   que notre bien-aimé  François sera occupé à laver des pieds, Marie-Antoinette battra  sa coulpe à cloche que veux-tu sur la place Saint-Pierre  pour attirer sur nous les bontés du ciel ainsi qu'une pluie torrentielle de chocolats et d'œufs de Pâques.  Et de lapins gris qui courent dans tous sens.


"Ne nous oublie pas dans tes prières Marie Antoinette  N'oublie  surtout  pas de sonner 3 fois, jeudi,sur le coup de midi:  une première fois pour tes amis métis à qui tu dois la vie, une  deuxième  pour  mes amis et ma famille à qui je dois l'affection et la troisième pour montrer aux autres cloches  de quel métal tu es faite. "

                                                    
                                                      À tous mes suiveux et mes suiveuses:

                                             
                                                                JOYEUSES PÂQUES

                                                 ding.... dong....  ding.... dong...ding...
                                                             .
bon voyage la cloche de Batoche!  et puisque tu seras dans le ciel,   pourrais-tu essayer de nous ramener dame printemps qui n'en finit plus de nous bouder.







lundi 14 avril 2014

ma belle Rebella

Comme à chaque matin, la voici de retour,  laissant sa gang d'amis oies poursuivre sa  route du côté sud   de Calgary.  Pour quelques heures se reposant sur le toit d'en face. Le regard tourné vers ses compagnes,  je l'ai entendue criarder: qua qua qua , à ce soir, même heure, même place.

Un  coup d'œil à gauche, un coup d'œil à droite , histoire de checker le  territoire et ses environs.
un  coup d'œil , plus bas, vers la lucarne:  la place semble sécure
Allons y pour un arrêt  avant de reprendre la route  vers les rocheuses

qua qua....qua  qu'elle m'a confié.    Y en avais marre de toujours suivre les autres comme un mouton.  Je suis une oie après tout,  et  par n'importe quelle oie blanche non plus: je suis  une vraie oie sauvage qui n'a pas froid aux yeux.    Ce qui fait que j'aime bien voler par moi-même, une fois  de temps en temps, et prendre certains  risques.  Risques calculés tout de même parce que je suis pas folle et loin d'avoir une cervelle d'oiseau. Je les retrouverai mes compagnes,   à l'est, au coucher du soleil.
Pas mal confortable ce spot  sur le rebord du toit.  Je peux  regarder de haut et de loin tous ces pauvres calgariens stressés qui se pressent au travail.  Je me dis qu'à bien y penser,  la vie d'oie  a bien des avantages. Vingt ans de vie oisive   qua qua qua  ... .... demander de plus ..
Qua qua qua  : assez philosophé  pour l'instant.  Je commence à avoir ma petite cervelle  qui tourne à vide. J'ai l'estomac dans les pattes.  Il est donc temps pour moi de repartir.  Alors, bien le bonjour la dame du building d'à côté :  si tu es toujours  là demain , on se revoit  à l'aube.



Les oies,  comme les humains, ont de toute évidence,  chacune leur  caractère.  Celle-ci a, il me semble  le caractère un peu rebelle.  Je l'ai donc baptisée Rebella.

A demain Rebella!

 


samedi 12 avril 2014

rencontre insolite

Après  4 jours à errer dans les rues de Calgary à la recherche de l'insolite, voici que, par le plus heureux des hasards, je l'ai rencontré ce soir.  Je l'ai reconnu dès que je l'ai vu, à son air moqueur et à cette douce folie qu'il avait au fond des yeux, douce folie qui  transporte  au pays de  l'imaginaire et colore le drabe du quotidien.   Mon bel insolite se produisait  au cabaret brise-jour avec l'orchestre d'hommes-orchestres.


Pour tenter de le séduire,  une belle inconnue avait chaussé ses  talons hauts à paillettes, tout aussi insolites que le show.  Mais nul ne peut séduire l'insolite qui, lui-même, est un très grand  charmeur.

Il nous a tenu en haleine et  hors du temps le temps d' une performance des plus  inattendue et particulièrement décoiffante pour ne pas dire ébouriffante. Dont voici un extrait

http://www.youtube.com/watch?v=f_eR6SlGcso

Ces hommes et femmes orchestres  ont musicalement  joué  pour nous de tout et de rien , mais entre autres de:

la machine à coudre
de  la boîte à lunch
du luminaire
de la chaise berçante à trompette
de l'iguine
du verre brisé
du violon à la cuillère
de la cuillère
du walkie talkie
et j'en passe...   et des plus surprenantes



De l'avis de Robert Lepage
ce travail d'artiste transforme l'ordinaire en extraordinaire, le prévisible en inattendu et le bruit en harmonie. 

J'ai donc croisé l'insolite ce soir au Junction theater et je l'ai embrassé pour vous.

vendredi 11 avril 2014

qua....qua ....qua....

qua qua qua que criardait l'oie sauvage qui s'égosillait sur le toit d'en face,  ce matin, à appeler ses compagnes et compagnons de vol qui étaient partis sans elle.  Parce que, comme on le sait tous,  les oies n'aiment pas voyager en solitaire et préfèrent les voyages en groupes organisés.


Aie  la mère l'oie  veux tu me dire pourquoi tu as choisi de venir cacarder sous ma fenêtre vers 8 heures à chaque matin?  
Et l'oie de me siffler :  qua....qua....qua... moi  je vis  ma vie d'oie librement,  comme je l'entends, et toi tu devrais être  contente au lieu de me sermonner.   Ce n'est pas tout le monde qui a la chance d'avoir un si agréable  réveil le matin. qua...qua..qua .  Et la voilà qui s'envole....Et moi de lui crier à mon tour; à demain la mère oie.  N'oublie pas,   si tu peux , d'amener aussi tes petits, j'aimerais bien  que tu me les fasses entendre...je suis harfang d'origine et toi bernache.... mais on est un peu de la même famille élargie.,,.. ouais...ouais...ouais..

La patte légère je me suis mise,  à nouveau, à la recherche de l'insolite.
J'ai vu :
un arbre qui poussait dans les vidanges

des running désespérés qui,  abandonnés par leur runner, se sont accrochés  à un fil électrique.



une vache vachement colorée qui cherchait son  étable
ou son troupeau.     Une vache qui  donne  du lait aux smarties.


Un alien, en furie,  qui attendait son alienne qui a décidé de vivre sur une autre planète.

un banc tout de rose et de bleu vêtu pour recevoir sa schtroumpfette calgarienne.



Un arbre à hélices qui se languissait d'attendre le moment de  prendre son envol.
 
Des lapins de Päques pris au piège.

un grand-prëtre aborigène à larges bras d'oiseaux qui méditait sur son peuple et ses misères.
 
Et  moi , la tête dans les nuages, qui  cherchait désespérément  l'insolite dans les rues de Calgary.

jeudi 10 avril 2014

Calgary insolite



 
C'est maintenant un peu de la Calgary insolite qui va  vous ëtre dévoilée.  Car il y a toujours de ces choses, de ces instants, de ces personnes qui, oû qu'on aille,  vous  surprennent et vous  laissent un peu perplexes quand ce n'est pas bouche bée.  Il faut nécessairement, pour le trouver ce cöté insolite, changer d'angle d'approche,   laisser son œil aller la oû il ne vas pas naturellement, là oû il ne se s'attarde pas au premier abord.  Alors voici,  pour entrouvrir la porte de l'insolite:  des sculptures vachères dispersées un peu partout dans le  stationnement qui conduit au plus 15.  Des vaches qui broutent le quotidien de ceux qui se déplacent dans le plus 15.    
 

On savait qu'il y avait  de la job à Calgary, plus que partout ailleurs au Canada.  Les jobs  gratuites j'espère qu'elles paient un peu. Et puis maintenant que l'hiver est terminé, les calgariens ont décidé de le  mettre  en vente  M'étonnerait qu'il y ait  beaucoup de preneurs.
 
Un tas de sacs de vidanges au  milieu des magasins du Core building..   Popa serait mauditement content que les vidanges occupent, enfin,  la place de premier choix qui leur revient de droit de vidange..
 
Pour protéger les distraits contre eux-mêmes , non seulement les noms de rue sont-ils indiqués sur des  pancartes,  mais ils sont  également gravés dans l'asphalte.
 

 
Ce qu'il y a de plus insolite à Calgary, à  cette période--ci de l'année, c'est sans contredit son soleil  qui ne se dément toujours  pas.  Il s'y lève töt et s'y couche tard. Il  s'éclate  comme un amant qui s'ingénie à faire le beau, à  vouloir  éblouir son amoureuse dont il  peine à se séparer,  ne fut-ce que pour quelques heures..   Le voici tel qu'il s'affichait  encore aujourd'hui,  éclairant  un ciel plus bleu que bleu,  réchauffant les  pelouses qui, sous sa chaleur,  commencait à verdir de bonheur.
 

 

Sans oublier  notre fameux cheval rougissant de plaisir qui , de retour de son long périple hivernal,  faisait en courant  le tour du square  tel un cheval de bois tournant sur un manège..
Parfois insolite, parfois insolente la ville de  Calgary, qui,  à la manière westernienne, semble vouloir encore une fois m'en faire  voir de toutes les couleurs.
 


 

dimanche 6 avril 2014

poussée vers l'ouest

Et oui, le harfang des neiges....en a plein le duvet de l'hiver.  Tant et tant de neige et de froid qu'il ne sait  plus où donner de la tête et de  l'aile. Alors il a décidé de suivre le vent...et le vent il tourne ... comme on sait.  Il vient de tourner du côté de Calgary.   Espérons que cela soit du bon côté.  De toute façon  suivre le vent ça vaut bien , sinon mieux,  que  de suivre les visions plus ou moins éclairées de nos grands amis, les politiciens.

Il a décidé de vérifier de ses  propres yeux de harfang  si la température dans l'ouest  était rendez-vous.   Si cela n'est  pas le cas, c'est que, où que l'on soit au Canada, c'est du pareil au même , du point de vue température j'entends.  Alors   il fera quelques petites virées dans les montagnes, histoire de se dégourdir un peu les ailes qui commencent à avoir pas mal de  plomb , de se remettre en train et en forme.   L'air des rocheuses de toute façon ,  ça  vous requinque toujours le moral d'un oiseau. 

En attendant de pourvoir jogger  en compagnie des mes vieux amis canards  sur le bord de  la rivière Bowe,  je vous rappelle que nous sommes présentement  en période de Carême et qu'il ne faut surtout  pas oublier de faire pénitence.  Pénitence de quoi? me demanderez-vous, ça fait 6 mois qu'on est en pénitence de soleil.  Sans vous vous flagellez  je suis certaine que  vous trouverez bien quelque chose dont vous pouvez vous priver  si vous faites aller un peu votre culpatiblité.  Mais  ne vous privez surtout pas de lire mon blogue. 

Alors bon carême à tout le monde ...et bonne pénitence..

Rendez-vous encore une fois à Calgary les montagnes.

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