jeudi 10 avril 2014

Calgary insolite



 
C'est maintenant un peu de la Calgary insolite qui va  vous ëtre dévoilée.  Car il y a toujours de ces choses, de ces instants, de ces personnes qui, oû qu'on aille,  vous  surprennent et vous  laissent un peu perplexes quand ce n'est pas bouche bée.  Il faut nécessairement, pour le trouver ce cöté insolite, changer d'angle d'approche,   laisser son œil aller la oû il ne vas pas naturellement, là oû il ne se s'attarde pas au premier abord.  Alors voici,  pour entrouvrir la porte de l'insolite:  des sculptures vachères dispersées un peu partout dans le  stationnement qui conduit au plus 15.  Des vaches qui broutent le quotidien de ceux qui se déplacent dans le plus 15.    
 

On savait qu'il y avait  de la job à Calgary, plus que partout ailleurs au Canada.  Les jobs  gratuites j'espère qu'elles paient un peu. Et puis maintenant que l'hiver est terminé, les calgariens ont décidé de le  mettre  en vente  M'étonnerait qu'il y ait  beaucoup de preneurs.
 
Un tas de sacs de vidanges au  milieu des magasins du Core building..   Popa serait mauditement content que les vidanges occupent, enfin,  la place de premier choix qui leur revient de droit de vidange..
 
Pour protéger les distraits contre eux-mêmes , non seulement les noms de rue sont-ils indiqués sur des  pancartes,  mais ils sont  également gravés dans l'asphalte.
 

 
Ce qu'il y a de plus insolite à Calgary, à  cette période--ci de l'année, c'est sans contredit son soleil  qui ne se dément toujours  pas.  Il s'y lève töt et s'y couche tard. Il  s'éclate  comme un amant qui s'ingénie à faire le beau, à  vouloir  éblouir son amoureuse dont il  peine à se séparer,  ne fut-ce que pour quelques heures..   Le voici tel qu'il s'affichait  encore aujourd'hui,  éclairant  un ciel plus bleu que bleu,  réchauffant les  pelouses qui, sous sa chaleur,  commencait à verdir de bonheur.
 

 

Sans oublier  notre fameux cheval rougissant de plaisir qui , de retour de son long périple hivernal,  faisait en courant  le tour du square  tel un cheval de bois tournant sur un manège..
Parfois insolite, parfois insolente la ville de  Calgary, qui,  à la manière westernienne, semble vouloir encore une fois m'en faire  voir de toutes les couleurs.
 


 

dimanche 6 avril 2014

poussée vers l'ouest

Et oui, le harfang des neiges....en a plein le duvet de l'hiver.  Tant et tant de neige et de froid qu'il ne sait  plus où donner de la tête et de  l'aile. Alors il a décidé de suivre le vent...et le vent il tourne ... comme on sait.  Il vient de tourner du côté de Calgary.   Espérons que cela soit du bon côté.  De toute façon  suivre le vent ça vaut bien , sinon mieux,  que  de suivre les visions plus ou moins éclairées de nos grands amis, les politiciens.

Il a décidé de vérifier de ses  propres yeux de harfang  si la température dans l'ouest  était rendez-vous.   Si cela n'est  pas le cas, c'est que, où que l'on soit au Canada, c'est du pareil au même , du point de vue température j'entends.  Alors   il fera quelques petites virées dans les montagnes, histoire de se dégourdir un peu les ailes qui commencent à avoir pas mal de  plomb , de se remettre en train et en forme.   L'air des rocheuses de toute façon ,  ça  vous requinque toujours le moral d'un oiseau. 

En attendant de pourvoir jogger  en compagnie des mes vieux amis canards  sur le bord de  la rivière Bowe,  je vous rappelle que nous sommes présentement  en période de Carême et qu'il ne faut surtout  pas oublier de faire pénitence.  Pénitence de quoi? me demanderez-vous, ça fait 6 mois qu'on est en pénitence de soleil.  Sans vous vous flagellez  je suis certaine que  vous trouverez bien quelque chose dont vous pouvez vous priver  si vous faites aller un peu votre culpatiblité.  Mais  ne vous privez surtout pas de lire mon blogue. 

Alors bon carême à tout le monde ...et bonne pénitence..

Rendez-vous encore une fois à Calgary les montagnes.

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dimanche 30 mars 2014

harfang enneigé

Comme le harfang qui s'apprête, toutes pattes dehors,  à atterrir  pendant la tempête de neige,  Montréal vient encore une fois  d'atterrir   sous plusieurs pouces de neige.  C'est comme si le printemps nous faisait un pied de nez et refusait  de se pointer chez nous: peut-être à cause des élections.  Ce que je pourrais comprendre, de vous à moi.  Mais justement parce que le Québec est déjà pas mal embourbé dans les élections, faudrait peut-être que la température, elle, se  montre un peu plus clémente et  nous donne  un break.  

Parce que ce  matin encore, de chaque côté des  rues , des bancs de neige;  les galeries débordaient de partout et les fameux escaliers extérieurs en avaient plein les marches.
On est pas près, c'est sûr,   de sortir les bikes ou les bixis.
Autrement dit on, est  loin encore du moment où on pourra  se promener en t-shirt ou en short.  On est plutôt près de la  dépression si je me fie à l'humeur des gens que je rencontre.   On sait bien que notre pays c'est l'hiver, mais tout de même:   il me semble que c'est aussi autre chose. 

De yousse qui sont les p'tits oiseaux...... de yousse qui sont les papillons.... de yousse qu'est passé le monde?   le monde?  il se terre à l'intérieur de sa chaumière montréalaise....  Le printemps est  supposément  en place, du moins selon le  calendrier:  l'heure a été changée et ,donc,  les  journées ont  été forcément  rallongées......  même que le poisson d'avril est sur le point de se montrer le  bout des nageoires.....  Coute donc,  le Québec, c'est-tu juste des élections, du froid et de la neige?.....    Y en a qui en profitent pour faire des ventes de feu pour réchauffer le porte-feuille.
D'autres (les candidats aux élections) qui s s'amusent à mettre  le feu aux poudres  ou   à jeter de la poudre aux yeux (pour ne pas dire autre chose) ,  ou bien  à allumer des feux un peu partout.  Ayant le choix , pour me préserver de  tout cela, entre sniffer de la poudre ou m'enfuir,  j'ai choisi de prendre  la poudre d'escampette.... ce que je ferai, à nouveau,  bientôt.

loin de moi l'hiver .. loin de moi  la campagne (électorale)...



dimanche 2 mars 2014

Belissima Sintra

Belissima Sintra qu'on l'appelle.    Nous avons voulu voir si la belle était aussi belle que ce qu'on dit. Parce que la beauté, c'est connu, c'est d'abord et avant tout,  une question de goût personnel. 

Départ ce matin sur les chapeaux de roues  (ben non, pas pour Montréal, ce départ-là
est  juste pour demain) mais pour Sintra, en passant par Cascais.   On commence à avoir le tournis tornon avec tout ce que nous faisons et voyons  en si peu de temps.   Qu'à cela ne tienne,  ça nous a permis tout de même de devenir des pros du métro, du train  bref,  du déplacement portugais.  Les secrets de Lisbonne,contrairement à ceux de la vierge à Fatima, nous ont été révélés  au fur et à mesure que nous les avons découverts nous-mêmes.

  Y a certains  portugais qui, ce matin au parc central de Lisbonne, partaient non pas sur les chapeaux de roues, mais  sur leurs semelles de running. Ça  ne court pas beaucoup à Lisbonne et ce,  dans tous les sens du terme ,et cela  se comprend parfaitement: ça prend non seulement toute une  dose de courage  mais également  de  bonnes jambes  et un  souffle long pour se lancer sur un terrain aussi dangereusement  penteux et dans des côtes qui  n'en finissent pas de finir.  Les abords du parc central avec  leur surface   aplanie offrent , sans contredit, un terrain  davantage accueillant  pour ceux qui veulent jogger à Lisbonne.   .
Nous, en bons p'tits vieux qu'on est,  on s'est contenté de  marcher jusqu'au bout du parc où nous avons trouvé


Et surtout  une  superbe vue lointaine du vieux Lisbonne: ainsi à l'horizon, au bout de l'avenue Libertade,  la mer, que cette femme  assez peu vêtue pour le temps frais du jour, essaie de scruter très attentivement, aidée en cela de son  lévrier favori.   Anna , ma soeur Anna,  qu'espères-tu donc voir venir ainsi vêtue?


 C'est donc à cela qu'on a occupé notre temps avant de quitter Lisbonne pour aller à Sintra, sous une pluie qui s'est faite, tout au long du trajet, de plus en plus insistante.  C'est par conséquent, carrément , une Sintra sous la pluie que nous avons approchée et où nous avons visité  le palais  où la royauté passait ses étés chauds et chassait, à court ou à long, je ne sais plus trop.





Ça ne prend pas la tête à Papineau ni celle de  Lise Bombardier pour deviner que   la salle  s'appelle  la salle des cignes.  Décorée ainsi  en l'honneur de la nouvelle femme du roi, le cigne se voulant le symbole de  l'amour qu'il lui portait.  Il avait ben de l'amour et surtout ben de l'argent.




 la chambre à coucher

la salle "dite de  réception" qui ne servait qu'à impressionner les invités.   Et pour cause.  Nous n'étions pas au nombre des invités  et nous avons été pas mal impressionnés.



La chapelle de Santo Esperito

et la cerise sur le sundae ou la poire au bout de la queue,  la grande cuisine avec ses nombreux fours chauffés à même  le sol.  Avec ses deux grandes cheminées par où s'évacuait la fumée de la cuisson..  Travailler en cuisine revenait, de toute évidence, à travailler directement dans un four.   Exactly what  the doctor ordered.


Journée totalement gouttante pour Sintra qui,  coquinement, se cachait  derrière  un épais rideau de brume.  Voici le peu  d'elle qu'elle a bien voulu nous laisser voir.


vue du château
La belissima Sintra nous a confié très discrètement  être profondément  désolée de ne pouvoir nous montrer plus de ses charmes.  Nous a invités à revenir une autre fois nous promettant chaleureusement de nous faire le plus  beau des strip tease.
Ne pleure pas la belle, que nous lui avons  répondu,  la brume te revêt  d'un mystère qui te rend peut-être encore plus belle que tu ne l'es en réalité.  Ne t'en fais pas, tu resteras, envers et contre ce mauvais temps, gravé dans nos mémoires comme étant  la belle brume du Portugal.... et on comprend très bien que l'Unesco ait  fait de toi un beau trésor à protéger.
Quittant à regret Sintra, nous nous sommes arrêtés à Cabo de Roca qu'on dit être le bout de terre de l'Europe  le plus avancé dans l'océan  et le  plus près de l'Amérique.  Faut tout de même pas exagérer, l'Amérique demeure, même d'ici,  une terre très très lointaine, et l'océan qui  sépare le Portugal de l'Amérique est loin de pouvoir se faire   à la nage.

Trève de sémantique,   prochaine et dernière étape de notre semaine de voyage au Portugal, Cascais.
Port de pêche qui, lui aussi, aujourd'hui,   se perdait un peu  de vue  derrière le  brouillard.

 J'espère que, malgré la température, la pêche a été miraculeuse ou, à tout le moins,  profitable, comme le fut notre voyage au Portugal.

Ola Portugal et surtout Ola Portugeeses.    Tout le beau plaisir de cette semaine fut pour nous.

samedi 1 mars 2014

fadomania

Pluie  tristounette  sur Lisbonne  encore aujourd'hui,  qu'on aurait dit comme un prélude ou une mise en scène  à la  Fado.

Tout d'abord visite au château  S. Jorge érigé en  XI  siècle. Qui en 1147, fut  résidence royale. Ce n'est qu'en 1938 qu'on a redécouvert les vestiges du palais.  Dans tous les livres  sur le Lisbonne, on en parle  comme d' un  incontournable à visiter. La réputation  me semble un tantinet surfaite ,  le château n'ayant, en fait à offrir  aux visiteurs, que remparts et  ruines.  Vaut mieux ne pas perdre trop de temps et plutôt enployer ce peu  temps à fouiner du  côté du quartier Chiado ou de celui d'Alfama où, au hasard des pas, on peut faire d'intéressantes découvertes.







Le plus grand avantage du château est sa localisation qui offre une vue  prenante de Lisbonne





Je ne parle pas de ces vues-ci  mesdames.



Ayant accédé au château par le tram 28, nous avons décidé pour éviter de nous égarer, d'emprunter le même chemin pour redescendre  et, donc, de suivre  les rails du tram en ayant, bien sûr, peser et soupeser les risques  à suivre un chemin qui laisse si peu de place aux piétons.




Ce qui , cependant,  a eu l'avantage de nous conduire au coeur même d'Alfama,  là où la vie palpite à plein.





Ce qui,  pour notre plus grand bonheur, nous a fait arriver aux portes du musée du Fado où avait   lieu un concert avec  en vedette, le fadoiste Jaime Dias..




Voici ,pour vous familiariser avec  ce qu'est ce fameux  Fado ,  Marysa qui vous chante une toune vachement triste,  à la Fado quoi.
http://www.youtube.com/watch?v=k7BwU0MVEwo
et la diva portugaise du fado: Amalia Rodrigues
 http://www.dailymotion.com/video/x2bo3v_amalia-rodrigues-fado_news

C'est     au son  justement de la voix  poignante de Marysa  que nous avons bu  notre  premier verre de porto blanc au bar tout près.




après  un petit arrêt  à cet atelier de céramique

Pour finir   la journée autour d'un poulet et d'un  verre de  vin , à la portugaise.

Journée fadoéennement émouvante.  Comme nous le disait si bien notre serveur de porto posant la paume de sa main droite sur son coeur  et levant les yeux vers le plafond (parlant de Marysa): elle parle avec ça.

Vous laissant sur une note davantage québécoise,   voici ce que nous avons entendu à  notre sortie de visite du château:
Bon ben,  de yousse qui sont vendus les billets..          comprenant alors  que nous n'étions pas les seuls québécois en sol portugais.
Y a rien à faire,   on a beau sortir du pays, le pays nous rejoint toujours où que l'on soit.
à la revoyure