jeudi 7 avril 2016

bye bye: commérages et chuchotements





 J'ai deviné  que ces trois commères parlaient de moi, non pas dans mon dos, mais en  plein dans ma face. A la façon qu'elles avaient de chuchoter et de faire semblant de m'ignorer.  Se demandant  ce que je pouvais avoir  à les regarder de la sorte et   à  tant vouloir les prendre en photo.

"Ne vous en faites pas, que je leur ai dit:  je ne fais que passer  dans les parages et je ne vais surtout pas m'attarder plus longtemps,  car   moi et les commérages,  on n'a jamais  fait pas bon ménage.  Mais puisque cela semble être  votre tasse de thé ou votre verre de cooke, je vais vous donner un scoop  qui  alimentera votre moulin à paroles pour un moment:  je repars  à nouveau aujourd'hui  même  pour l'ouest canadien  et désirais garder comme dernier souvenir de mon passage à  Montréal,   votre portrait qui me rappelle  des souvenirs de mon enfance et le théâtre de  Michel Tremblay."

Gênées, elles se sont brusquement tues.   En souriant, je me suis rapidement éloignée.  Me  disant que lorsque je vais revenir de Calgary,  elles seraient  probablement  toujours là:   assises sur un banc  du centre-ville en train de commérer surtout et sur rien,  mais surtout sur leurs voisins. Mais avec  un peu  plus d'égratignures au corps et de poussière sur les épaules.

mercredi 6 avril 2016

sur la route de Tintin: le myamar (Birmanie)

Éloignons nous un peu de notre petit, très petit ordinaire et faisons, avec notre ami Antoine, un saut au Myamar. Antoine, notre  globe-trotter  intrépide qui, depuis des mois,  persiste à vouloir  suivre,  non pas la route de la soie, mais la route  de Tintin. 



Antoine se trouvait donc, ces deniers jours,  en Birmanie (Myamar depuis l989). Coincé entre la Chine, le Bangdladesh, le Laos et  la Thailande,

le Myamar ( qui, au fait,  veut dire citoyens du monde)  compte plus   52 millions d'habitants de 130 nationalités différentes, dont celle de la majorité, la birmane



 et de 7 autres  nationalités reconnues officiellement par le pays:
les Chins


les Kachins


les Môns


Les Karens


Les Kayahs


Les Rakhines



Les Shans


Ça fait ben du monde à contenter et  ben du monde différent qui se comprend  mal. Mais qui a cependant une chose très importante en commun: le boudhisme.  Comme le montrent les  images que nous a fait parvenir Antoine












en   précisant  que son voyage s'était davantage  apparenté à un pèlerinage tant il y avait  de temples en Birmanie.

Antoine  a, de nouveau, plié  bagages pour reprendre le chemin de la découverte.   Il   a encore  beaucoup  à visiter   s'il veut  voir tous les pays qu'a traversés l'infatigable Tintin.



 Et nous, de loi, et bien assis dans devant notre ordi,  grâce à la magie de l'internet,  on  va le suivre  à la trace sur la route de Tintin





mardi 5 avril 2016

house of jazz

coin  Aylmer et Maisonneuve.  Difficile de manquer sa devanture avec ses allures lastvegasiennes.   C'est  ce qui, dans un premier temps,  a attiré notre attention.   Et , dans un second temps, la file de monde qui attendait  patiemment à la porte.  Nous promettant bien de revenir, un jour, voir ce qui pouvait bien se passer  à  l'intérieur de la House of Jazz.


Ce que nous avons fait hier soir.
Pour y trouver banquettes de cuir et décoration kittch......

une atmosphère feutrée...






un menu qui  ne valait vraiment pas le détour : genre
                                                soupe du jour
                                                salade du chef
                                                rib  Steack
                                                poulet
                                                saumon grillé
                                                gâteaux chocolat, fromage...

Mais un spectacle de 2 heures qui lui, le valait.
Se produisait  John Beaudine et Dee, un  groupe assidu du festival de Jazz de Montréal.

MENU
Soup
—
Duck Terrine for two
—
Chicken and Ribs Combo
Ou
Grilled Salmon
Ou
Veal Shank
—
Tea or Coffee
—
Midnight Bubble
- See more at: http://houseofjazz.ca/montreal/menus-2/#sthash.VFKwRZEU.dpuf
—
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— Call now to book your seats for the New year’s Eve Party —
514-842-8656
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MENU
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Midnight Bubble
- See more at: http://houseofjazz.ca/montreal/menus-2/#sthash.VFKwRZEU.dpumais du jazz qui le vaut.  Hier soir John Beaudine and Dee qui est un régulier du festival de jazz et pour cause.


Contrairement à l'annonce extérieure,   House of Jazz n' est  pas un resto comme le prouve son  menu peu  élaboré  de même que les  plats qui en font partie:   C'est surtout et avant tout,  pour le bonheur des amateurs et amatrices (en moins grand nombre) de jazz, un bar où l'on peut s'arrêter pour  prendre un verre en se laissant bercer le corps et l'âme par la musique jazzienne.

Pour ceux qui aiment le jazz, sans contredit , un endroit à connaître d'où l'on sort inévitablement  avec  la tête et le coeur vibrant  au son du saxo.






lundi 4 avril 2016

les gros chars

une belle expression  québécoise qui veut dire "c'est quelque chose".....ou l'inverse,  comme dans "c'est pas les  gros chars"..autrement dit, c'est vraiment  pas grand chose..ou, encore mieux,  "c'est pas fort". 

A  mon humble, très humble avis harfangien,  certains  noms de resto  de Montréal, c'est pas mal" les gros chars"

pour l'un d'entre eux, c'est même  l'gros luxe...




pour l'autre ,c'est pas  un char de pétage de broue... ou de pets de soeurs,  c'est tout simplement  un char de pets de vache

pour celui-ci.....une sorte de  char de bêtise pour ceux qui ont peur de la poule au pot..

 et enfin : une déclaration d'amour  (genre) qui vaut pas les gros chars



Des restos avec des noms "à s'pète" y en a un char pis une barge à Montréal. Mais, faut pas se fier trop trop aux apparences car, en général, c'est un signe avertisseur qu' avant d'y aller, vaut mieux  s'assurer  d'avoir un porte-monnaie pas mal  plein si on ne veut pas tomber en bas de son char au moment de  l'addition.




dimanche 3 avril 2016

manger the rusian way

mais en gardant  les pieds à Montréal.

Privet Rossiii

Voici la Caverne qui occupe le   sous-sol près du resto des  Tontons flingueurs de la rue Côte-des-neiges..... qui ne  flingaient rien  du tout ce soir-là.. heureusement d'ailleurs.
C'est un peu par hasard et beaucoup suite à une  décision impulsive de mon ami Phong qu'on a décidé  de descendre dans le sous-sol,  de pousser la porte pour apprendre aussitôt le pied dans le resto,  que nous  aurions dû  réserver et que nous arrivions  un peu trop  tôt...le show devant débuter  à 20:00 .. Un beau grand russe comme vous pouvez vous l'imaginer dans vos fantasmes  avec le sourire du slave timide,  a eu la gentillesse de nous  trouver un p'tit coin tout  près du stage.

Nous avons donc dû par la force des circonstances,  étirer le plaisir de la conversation  jusqu'à ce que les chanteurs arrivent.


.
Ce qui nous a donné amplement le temps de  nous conter des histoires pépères  et surtout de  consulter l'impressionnante  carte des vodkas qui  laissait présager de ce que pourrait  avoir l'air un vrai repas à la russe.
 

Nous avons mangé  en ayant l'impression d'être sous haute surveillance orignale et pour cause

Les chanteurs qui  n'avaient de russe que les bottes et la langue ont très bien   lipsigné  sur des airs internationaux..........
Dans un  court menu de plats russes qui n'a de léger que le papier sur lequel il est imprimé,  j'ai choisi ce qui m'a semblé le moins "chargeant": le ragoût en pot.......  sans pot...

Un resto à essayer quand on a le goût  de faire un p'tit tour du côté de l'Europe de l'est sans avoir à  faire tout le voyage  Et de boire de la vodka  à  se rouler  par terre au moment de  l'addition.

do svidaniya




samedi 2 avril 2016

twenty one pilots

Les 21 pilotes se font aller sur le stage  des foufounes électriques depuis quelques jours.

Intriguée par la longue file qui, assise sur le trottoir, attendait patiemment le live show
j'ai demandé à l'un des les fileurs qui étaient  twenty one pilots. Qui m'a expliqué   le plus religieusement du monde que c'était un groupe de musiciens chanteurs de grand talent formé en 2009 et qui connaissait un succès boeuf  auprès des amateurs et amatrices de musique underground. 

N'en fallait pas plus titiller un harfang en mal de nouveauté ...

Twenty one pilots est un groupe américain qui vient d'Ohio né de l'initiative de 3 lycéens.
Le nom est inspiré d'un livre d'Arthur Miller (all my sons) où le personnage principal  décide qu'il va choisir le destin de sa famille quand il aura tué 21 pilotes durant le 2ème guerre mondiale.
Twenty pilots présente  une musique qui est un mix de tous les genres (rap, rock, dance music et même ukelele..)... une musique pour amateurs vraiment avertis comme  ceux et celles qui attendaient, assis sur le trottoir de la rue Sainte Catherine devant les Fou founes électriques plus communément appelés  les foufs
voici un aperçu de leur musique
et  leur site web

http://www.twentyonepilots.com/

pour terminer un peu de poésie twetyonepilotienne



32 mots de poésie pour 21 pilots..


vendredi 1 avril 2016

Montréal sous la pluie

qui tombe goutte à goutte et qui fait rêver comme elle le faisait rêvasser lorsqu'il regardait Barbara courir,  ce jour-là,  sous la pluie...





Il pleuvait sans cesse, hier sur Montréal:  une pluie froide et persistante.     Je n'ai pas vu Barbara et personne ne m'a vue non plus.    Une pluie sous laquelle j'ai longtemps traîné ayant  toujours eu une tendre  faiblesse pour la pluie tristounette qui lave tout, même les humeurs et  rend les rues  luisantes et désertes...

C'est donc,  recouverte et  bien cachée sous mon capuchon et mon manteau de pluie, que j'ai déambulé au centre-ville,  non pas en chantant Prévert car je n'ai vraiment pas les cordes vocales d'une chanteuse, mais en fredonnant ce vieil air...



sans danser pour autant; d'abord pour ne pas me donner gratuitement  en spectacle et, aussi,  parce  ce que j'ai habituellement un peu  les pieds dans la même botte...  Et que le temps n'était  vraiment pas propice aux rencontres.

Ce qui ne veut pas dire que j'avais  la plume à sec, la preuve en est ce blogue.

Il pleuvait sans cesse sur Montréal hier et il pleut encore aujourd'hui:  le temps a le vague à l'âme  et la larme à l'oeil..



                                                               awingna  han han...
                                              la bonne femme lui a d'mandé ce qu'il voulait:
                                                               ce qu'il souhaitait 
                                                           ah, j'voudrais ben madame
                                                             j'voudrais ben danser......
                                         
j'aurais  bien aimer danser avec lui en chantant  sous la pluie  mais je ne l'ai malheureusement pas croisé dans les rues luisantes et désertes de Montréal